Des enseignements toujours pertinents grâce à notre pilote

3 avril 2020
Les enseignements du pilote MindForMe

Hier, un chercheur d’une université m’a interrogé sur le pilote, surtout en ce moment. Je lui ai donné un aperçu tel que je le voyais et j’ai pensé que ça valait la peine de le partager ici…

Alors que beaucoup se réorientent, Mind For Me garde la même direction et le même modèle. Ce qui a changé, c’est le besoin de soutien et d’aide des personnes, ainsi que le nombre de personnes qui proposent d’aider. Et aussi, bien sûr, la manière dont on peut donner un coup de main tout en gardant ses distances et en minimisant les risques.

Ça a clairement été un défi de l’avoir financé sur fonds propres jusqu’à l’étape actuelle, la vie d’une start-up d’entreprise sociale. Deux apprentissages clés sont ressortis du pilote, et ils sont assez pertinents aujourd’hui, même s’ils ont été atteints pour des raisons différentes.

1. Proposer de l’aide

Au début, on pensait qu’avec l’incitation des Kind Coins en place (non monétaires), les gens pourraient simplement demander de l’aide et elle pourrait être apportée. Des freins existent toujours au moment de passer à l’action et de demander, et pour certains, ils se retiennent et se disent qu’ils demanderont « plus tard ». Plusieurs demandaient comment on pouvait aider quelqu’un, mais si personne n’avait demandé un coup de main, alors il n’y avait aucune tâche.

Donc, pour lever au moins une partie des freins, on a travaillé à inclure un moyen de faire une offre d’aide, pour qu’elle puisse être acceptée par quelqu’un qui en a besoin, ce qui est une action bien plus simple que de faire la demande initiale.

C’est pertinent aujourd’hui, car ça permettra aux gens de proposer d’aller faire les courses, de nourrir et promener des animaux, ou même d’échanger au téléphone avec ceux qui se sentent seuls. Ça devient plus facile, même pour ceux qui ne s’expriment pas activement et ne le font pas savoir, qui ne demandent pas d’aide mais en ont besoin, de pouvoir l’obtenir.

2. Groupes

En échangeant avec certains acteurs du développement communautaire, comme des promoteurs immobiliers, une façon de permettre aux gens de créer des liens et des relations au sein d’une communauté donnée avait de la valeur et, bien sûr, renforce notre proposition de valeur. Cela a aussi ajouté davantage de moyens de mesurer et de présenter l’impact pour cette communauté, et pas forcément de manière géographique : cela peut inclure des groupes d’église, des écoles, des employeurs, des unités militaires, etc.

Alors qu’aujourd’hui, quelques groupes de soutien apparaissent sur Facebook en essayant de répondre au besoin d’assistance. Avec cette même approche via la fonctionnalité « Groupes », on peut leur permettre de conserver la Tribu qu’ils ont créée sur Mind For Me. L’identité et la communauté du groupe peuvent permettre aux gens d’offrir et de recevoir ce soutien et cette aide au sein du même groupe Facebook avec lequel ils communiquent, partagent des valeurs et construisent la confiance et des relations.

Et l’expérience…

J’ai dû lever le pied à plusieurs reprises ces 6 à 9 derniers mois parce que je finance tout moi-même, mais on prend tout ce qu’on peut pour continuer d’avancer, apprendre et comprendre autant que possible, et construire des communautés où l’on pourra collaborer et apporter de la valeur à l’avenir. On a beaucoup fait en planification et en développement, même si on est encore à une petite étape réalisable de répondre à beaucoup de besoins très actuels. Les besoins des individus et des familles, ainsi que la charge de travail logistique et de gestion.

Le financement participatif est un axe de travail : une opportunité pour ceux de la communauté qui peuvent se le permettre de contribuer et de faire partie de la réalisation de ce projet. Pour les autres, une chance aussi de jouer un rôle et de s’impliquer simplement en aimant et en partageant au sein de leurs réseaux.

Ensemble, nous aurons une communauté plus forte et plus solidaire.

La valeur du don chez MindForMe